The Deuce – les origines du porno aux Etats-Unis en série

[Culture Q] Jusqu’à présent, en matière de culture, j’ai eu l’occasion de vous parler de littérature, d’Antiquité, de porno… Mais la culture c’est vaste. Et dans cet article on va parler de séries et plus particulièrement de The Deuce, une série américaine chez HBO qui présente au fil des épisodes la démocratisation des films pornographiques aux Etats-Unis dans les années 70, mais pas que!

The Deuce – de quoi ça parle?

La première saison de The Deuce débute sur la prostitution au tout début des années 70 à New York. On y voit les macs, la relation entretenue entre eux et les prostituées, la manière dont ils les recrutent… On voit aussi comment évolue le monde de la nuit, dans les bars, un peu à la marge de la société. Il est question aussi de répression, de flics, de politique. On se rend compte que le monde sur le terrain n’est pas en noir et blanc, dans un tas de domaines d’ailleurs. Il y a des putes blanches comme des putes noires. Il y a des flics noirs comme des flics blancs. Il y a des flics corrompus comme des flics proches de ce qu’il se passe dans la rue. Les premiers épisodes sont vraiment orientés sur cette facette, histoire de nous présenter les personnages et les rendre attachants… Parce que oui, malgré le côté un peu glauque, les personnages sont attachants. Malgré leur boulot, malgré leurs travers, malgré la mafia, etc.
La suite des épisodes dans la saison 1 donne quelques indications sur la démocratisation des films X. Ca arrive doucement mais surement dans l’intrigue. On se rend compte de la censure, des contraintes pour créer un film porno aux Etats-Unis juste après la révolution sexuelle de la fin des années 60. On voit les alternatives qui existaient au porno: les peep show, les films à regarder dans les sex-shops… Et ce n’est que vers la fin de la saison 1 qu’il sera vraiment question de films pornographiques, tout comme la saison 2.
Et puis, on voit comment les filles de la rue quittent la violence de la rue. On entre vite fait dans le milieu gay. Ca parle de chtouille – pas ou peu de sida d’ailleurs. (Je suis au milieu de la saison 2). Il est question aussi de drogue mais rapidement ou encore de la guerre du Viet Nam. Au final, The Deuce met en image les différentes facettes des Etats-Unis dans les années 70, avec ses bons et ses mauvais côtés.


Les origines du film porno 


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The Deuce – les acteurs & les personnages

Ce qui caractérise cette série c’est la richesse des personnages. Ils sont nombreux et ils sont – à mon sens – très attachants même s’ils font les pires saloperies du monde! Je ne vais pas m’amuser à lister tous les personnages ici. C’est chiant et pour ça, il y a Google. Non, je vais me contenter de vous donner les principaux et vous expliquer pourquoi, ils donnent du sens à la série.
Vincent Martino et Frankie Martino – des jumeaux incarnés par James Franco. On a le stéréotype du gars un peu beauf des années 70: peu de culture, la moustache. En revanche, les deux personnages sont radicalement opposés. Vincent est digne de confiance, a la tête sur les épaules alors que Franckie cumule les dettes à cause des paris et cumule aussi les conneries. On voit Vincent évoluer dans le milieu, passer de simple barman dans deux bars différents à manager d’une boite tendance. On le voit refuser de cautionner le monde de la prostitution, du moins partiellement. Franckie lui évolue peu, il faut toujours les mêmes conneries, n’apprend pas de ses erreurs. Mais il reste sympathique aux yeux des autres personnages comme aux yeux des spectateurs.
On a aussi Candy – incarnée par Maggie Gyllenhaal. C’est une pute – la seule présentée sans mac qui bosse seule et qui morfle par moment. Même si d’autres prostituées sont présentes dans toute la série de manière récurrente, le personnage de Candy / Eyleen est plus développé. On y voit son isolement personnel – bien plus flagrant que son isolement professionnel. On y voit son acharnement professionnel qui payera.
Le personnage d’Ashley m’a plu aussi. Elle est incarnée par Jamie Neumann. Au départ, ce personnage est une pute un peu pitoyable. Elle fait mal au coeur, on se rend compte comme certains macs ont une emprise sur les filles qui se prostituent. Et puis, contre toute attente, ce personnage évolue. Je ne vous en dis pas plus, sinon, je spoile une partie de la saison une et la saison deux!
Pour terminer cette brève présentation des personnages que j’affectionne dans The Deuce, il y a le personnage d’Abby (Margarita Levieva). Dans la saison 1, elle est sexy dans le genre étudiante chaudasse. Et dans la saison 2, soit 5 ans plus tard, changement radical. Si j’en parle, c’est parce que j’ai passé beaucoup de temps à me demander pendant la deuxième saison, pourquoi – pourqui bordel – cette coupe de cheveux?

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The Deuce – la culture du sexe en image

Choses à noter dans cette série c’est que vous y verrez du sexe. Evidemment, vous y verrez des nichons, ça, ça ne choque plus personne tellement on en voit sur nos écrans. Mais vous y verrez aussi des bouts de bite et des bites tout court. Ca c’est tout de même plus rare à la télé et dans les séries. Vous verrez aussi des scènes de cul, pas comme dans les films porno même si c’est l’une des thématiques du film. Ne pensez donc pas voir tout à fait un film porno dans cette série. Vous en verrez les coulisses, mais rien de bien méchant.
On voit aussi le racisme dans le monde du sexe. Blanc VS noir. Les jeux de pouvoirs, le racisme anti-black surtout dans la deuxième saison. On voit le machisme du milieu X. La relation homme / femme dans le travail, dans le couple, dans l’amitié. Ces relations évoluent plus ou moins vite, plus ou moins dans le sens où l’on espère. La femme objet est une figure perpétuelle dans la série, même si sa choséification évolue, elle reste un instrument sexuel pour la plupart des personnages.

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L’incontournable Rocco Siffredi 


Très honnêtement, j’avais vu une paire de fois cette série passer dans mon flux streaming et j’avais été repoussée par l’affiche qui ne rend pas honneur à l’intrigue. Je n’ai pas pour habitude de regarder ce type de séries et pourtant j’ai été conquise, au point d’enchainer les épisodes les uns après les autres. Je vous la recommande vivement, d’autant plus qu’on sait déjà qu’elle ne s’étirera pas trop sur le temps. Une troisième et dernière saison est prévue seulement.

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