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Le marquis de Sade – la référence de porno trash littéraire

[Culture Q] Comment parler de cul et faire impasse sur le Marquis de Sade. Vous l’avez peut-être étudié en 1ère au Lycée et encore… Mais mis à part ça, vous savez quoi d’autre sur l’icône littéraire du porno trash? Parce que même si le gars est affreux de chez affreux, il reste tout de même connu pour ses écrits hards, même encore à notre époque!

A propos du Marquis de Sade

Saviez-vous que si vous tapez dans Google « Marquis », la première proposition du moteur de recherches c’est « Marquis de Sade »… Voilà, maintenant, vous savez! Donatien est né en 1740 et il est mort en 1814. Il est français et c’est une figure de lettres importante à son époque, même si on l’a gentiment écarté puisqu’il écrivait des oeuvres scandaleuses. Evidemment, ce bon monsieur n’était pas religieux, et, il était même athée. Il a passé 27 ans en prison ou en asile pour sodomie, empoisonnement, terrorisme d’état, enlèvement et abus sur des jeunes filles. Et tu te doutes bien que son travail littéraire n’avait pas la côte au XVIIIème siècle. Il a commencé à plaire au XIXème, quand l’éditeur Pauvert le remet au goût du jour et surtout en osant le publier malgré la censure. On est à la moitié des années 50, je rappelle que la censure est belle et bien présente en France. Il n’y a qu’en 90, que Sade arrive aux éditions de La Pleïade, symbole d’une certaine reconnaissance dans le milieu littéraire français. (Si, si, je t’assure!)
Et c’est grâce au Marquis de Sade que nous avons le nom « Sadisme ». Ce néologisme représente l’idée de plaisir en inculquant de la souffrance à quelqu’un.
Globalement, je vous passe les différentes histoires glauques qui ont rythmé la vie de Sade. Il vivait comme il a écrit et c’est pas mignon, du tout.

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La Philosophie dans le Boudoir (1795)

La Philosophie dans le Boudoir ou Les Instituteurs Immoraux est probablement l’oeuvre la plus connue de Sade. Il me semble que je l’ai étudiée au lycée. C’est une oeuvre qu’on peut qualifier d’initiatique, on retrouve l’idée d’apprentissage pour Eugénie, 15 ans, par Mme de Saint-Ange, libertine et 3 hommes (le frère de Mme de Saint Ange, un ami du frère et le jardinier). Ce bouquin passe probablement mieux que d’autres parce que sur fond de libertinage et de sexe, il y a des thématiques philosophiques abordées: la religion, les moeurs, la liberté par exemple. Cette ouvre est aussi intéressante quant au traitement de la femme – libertine, certes – mais très différente de la femme de cette époque.

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Les Cent vingt journées de Sodome (1785)

Il y a deux ans, je cherchais des bouquins gratuits à lire et j’ai cru que c’était une bonne idée de lire Les 120 journées de Sodome. Je ne suis pas arrivée à la fin. Je n’ai pas réussit! L’histoire met en scène 4 aristocrates qui pendant 4 mois assouvissent tout ce qui leur passe par la tête. Pour ce faire, ils ont leur 4 épouses et filles (ils se sont mariés avec les enfants de leur pote) ainsi que des jeunes filles et garçons enlevés à leurs parents. Au total 42 victimes. Et l’histoire est comptées par 4 « historiennes ». 600 perversions sont narrées. Juste à y repenser, j’en ai des frissons.

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Justine ou les Malheurs de la Vertu (1791)

Celui-là, je ne l’ai pas lu. (Je pense que depuis les 120 journées, il me faudra du temps avant de replonger dans du Sade). Mais si j’en parle c’est parce que c’est sans doute l’oeuvre majeure de l’auteur. Il existe 3 versions de ce roman puisque Sade l’a réécrit plusieurs fois. Comme je ne vois pas hyper l’intérêt de copier le résumé de Wikipédia. Je vous laisse le lien ici.

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L’héritage contemporain du Marquis de Sade

Comme je l’ai écrit plus haut, c’est de ce monsieur qu’on a créé le nom « Sadisme  ». Il est apparu dans le Dictionnaire Universel en 1834. C’est un peu comme Voldemort, tout le monde connait son nom mais personne ne veut le prononcer. Et le côté scientifique vient d’un allemand Krafft-Ebing – médecin – pour désigner une perversion sexuelle à laquelle on oppose le masochisme.
Je viens d’apprendre qu’il existe depuis 2001, un prix littéraire, « Le Prix Sade » qui récompense les auteurs faisant preuve d’un certain libéralisme. Ce prix a été créé par Lionel Arcil et Frederic Beigbeder. En 2012, par exemple, c’est Christine Angot (ouais celle de la télé) qui a reçu le prix pour Une Semaine de vacances. Ce n’est pas le prix Goncourt, hein! Faut bien comprendre que ce sont des oeuvres bien moins grand public qui sont choisies pour recevoir le Prix Sade.
Il y a de très nombreux films qui sont consacrés à Sade et à son univers. Je ne vais pas tous les citer. On peut parler par exemple de L’Âge d’or de Brunuel dont le scénario a été écrit en collaboration avec Dali en 1930. C’est un film surréaliste qui se termine par une référence aux 120 journées de Sodome. Plus récemment, on peut parler du film Sade avec Daniel Auteuil (2000). Il y a aussi un porno où Rocco incarne l’auteur français. (Rocco toujours là où on ne l’attend pas!)
Et forcément, on peut aussi penser au BDSM: Bondage, Discipline, Sado-Masochisme qui est fondé sur un contrat entre le dominant et le dominé. On se doute bien qu’à l’époque de Sade, le contrat n’existait pas, tout comme l’idée de consentement dont il se foutait royalement. Il ne faut donc pas croire que dans l’oeuvre de Sade c’est aussi choupi que dans 50 Nuances de Grey. Je pense qu’on est un cran au dessus – même 50 crans!

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